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DECOUVREZ OU REDECOUVREZ LA BELLE AU BOIS DORMANT EN BLU-RAY ET DVD LE 24 SEPTEMBRE

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En attendant la sortie en PacksDisney, deux extraits pleins de tendresse sont à re-découvrir!

 

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Alors que MALÉFIQUE – qui exploite les mêmes personnages mais avec des ressorts narratifs  différents – sortira en vidéo le 22 octobre prochain, c’est au tour de LA BELLE AU BOIS DORMANT, l’éternel classique de l’animation des Studios Disney, de revenir enfin en Blu-ray et DVD Disney, mais aussi d’arriver pour la première fois en téléchargement définitif sur les plateformes partenaires. À l’instar de BLANCHE-NEIGE ET LES SEPT NAINS, CENDRILLON, LA PETITE SIRÈNE, RAIPONCE ou LA REINE DES NEIGES, LA BELLE AU BOIS DORMANT est l’adaptation d’un conte de fées qui a bercé l’enfance de chacun. Tout dans ce film aspire à la poésie et à l’esprit chevaleresque. Les forces du bien se déchaînent contre les forces du mal à grands coups de sortilèges, de baguette magique ou encore de bravoure au combat. La transcription du conte de Perrault est d’autant plus belle qu’elle est rehaussée en musique par la formidable partition composée par Tchaïkovski pour son ballet. Quand autant de talents se réunissent autour d’un même projet, on s’attend à un spectacle absolu. Comble de bonheur : LA BELLE AU BOIS DORMANT ne déroge pas à cette règle ! LA BELLE AU BOIS DORMANT édité en Blu-ray, DVD et téléchargement définitif* sous le label

*sur les plateformes partenaires

 

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Née de sang royal, la princesse Aurore se voit offrir par le truchement de trois bonnes fées penchées sur son berceau une grande beauté et une voix d’une incomparable pureté. Son père, le roi Stéphane, est ravi. Il caresse le rêve de la marier un jour au prince Philippe, fils de son meilleur ami, le roi Hubert. Tout semble aller pour le mieux, tout du moins jusqu’à l’apparition de Maléfique. N’ayant pas été invitée à découvrir l’enfant nouveau-né, la méchante fée lui jette un terrible sortilège : avant qu’elle n’ait atteint sa seizième année, la jeune fille se piquera le doigt au fuseau d’un rouet et en mourra. La prophétie est d’autant plus terrifiante qu’elle semble insurmontable. C’est alors que d’un coup de baguette magique, la fée Pimprenelle atténue la malédiction. Si jamais Aurore venait à se piquer le doigt, elle n’en décèderait pas, mais elle tomberait aussitôt dans un profond sommeil qui ne pourrait être interrompu que par un véritable baiser d’amour. Fou d’inquiétude, le roi ordonne la destruction de tous les rouets du royaume. Comme deux précautions valent mieux qu’une, les fées Flora, Pâquerette et Pimprenelle – avec la bénédiction du roi – partent élever l’enfant dans la forêt. Loin de tout rouet, loin de l’affreuse Maléfique, loin de toute tentation… Mais la jeune fille arrive un jour à l’aube de cet âge fatidique…

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« Peu importe le temps que cela prendra, mais faites ce qu’il y a de mieux ». La consigne de Walt  Disney était on ne peut plus claire. Elle fut appliquée à la lettre par l’équipe dirigée par les « neuf vétérans » (surnom affectueux donné aux précurseurs des Studios, en référence aux juges de la Cour Suprême sous la présidence de Roosevelt). L’histoire cinématographique de LA BELLE AU BOIS  DORMANT commence en 1950. L’idée consiste à adapter le conte de Charles Perrault sur la musique de Tchaïkovski. Mais pour cause de mise en place du parc Disneyland, de 3 séries pour la télévision (Mickey Mouse Club, Zorro et Disneyland) et un abondant programme de films en prises de vues réelles, le projet resta en suspens jusqu’en 1953. Il faudra 6 ans, et quelques 6 millions de dollars – le plus gros budget consacré à l’époque à un dessin animé – pour que les 300 artistes et techniciens donnent naissance au million d’esquisses et aux 432.000 dessins nécessaires à la réalisation des 108.000 images du film.

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Une oeuvre composée de tableaux

 

Eric Larson se souvient de l’importance du challenge : « Nous devions réaliser une oeuvre n’ayant rien à voir avec ce que nous avions fait auparavant, tant sur le plan du style que sur celui de la narration. Walt Disney voulait que le film soit « une illustration en mouvement », où chaque image serait en soi un chef-d’oeuvre. Il insistait pour que chaque personnage puisse se confondre avec des êtres de chair et de sang. Il a été entendu. Les animateurs ont étudié, image par image, les mouvements de vrais acteurs. Pour le patron des Studios, « On devait pouvoir comparer chaque dessin à une oeuvre picturale, à un tableau ». Autre spécificité de LA BELLE AU BOIS DORMANT, et non des moindres, l’utilisation du procédé Technirama- 70mm. Le grand écran de ce procédé a exigé de nombreux efforts supplémentaires de tous les artistes. Une grande première dans l’histoire du dessin animé, ce qui n’a pas manqué de poser des problèmes aux Studios Disney : les dessins devaient être réalisés sur un format 2 fois plus large, et il était impératif que le décor ne prenne pas le pas sur les personnages. C’est ainsi que le plus petit détail ressort par le soin apporté aux perspectives. Ce travail a été amplifié par l’utilisation d’une étonnante caméra mise au point par les Studios, la « multiplane », conférant à l’image dessinée une impression de relief accentuant la vivacité du récit. La technique existe depuis PINOCCHIO. Elle offre aux prises de vue, réalisées horizontalement et non plus verticalement, une profondeur de champ jamais vue. Pour preuve la scène opposant le prince Philippe au dragon, élaborée à partir de silhouettes évoluant en ombre sur un ciel de feu. Un morceau d’anthologie que l’on doit, entre autres, à Wolfgang Reitherman.

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Les décors portent la griffe d’Eyvind Earle. Il les a conçus en s’inspirant aussi bien de maîtres comme Durer, Van Eyck, Bruegel, Botticelli… que dans l’art persan ou la gravure japonaise. Même souci du détail dans les plans rapprochés comme dans les plans larges, même recherche en matière de  profondeur. Les paysages peints par Earle sont une stylisation de l’art primitif. « Les arbres sont étêtés et tous les éléments -buissons, rochers, cimes…- doivent s’harmoniser sur le plan horizontal », faisait-il observer à l’époque. La palette de nuances employée pour les intérieurs valorise les costumes des personnages. Les lignes de ces derniers sont en harmonie avec celles du décor dans lequel ils évoluent. Le style est affiné, raffiné, précis. Bourré d’effets spéciaux, LA BELLE AU BOIS DORMANT présente une constante surenchère d’images spectaculaires et frappantes : éclair, féerie, dragon cracheur de flammes, visions tournoyantes… Pour l’animateur Marc Davis, « Cette œuvre est une des dernières représentantes de son espèce. Elle est le point d’orgue d’un genre de films que nous n’avons guère traité depuis ». Mais bien sûr, depuis ce temps, les Studios se sont illustrés dans d’autres projets grandioses.

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Du conte au film

 

C’est une passion commune pour les contes de fées qui a amené 3 hommes à se rencontrer en dehors des limites du temps : Charles Perrault, Petr Ilitch Tchaïkovski et Walt Disney. Le premier vécut au XVIIème siècle et était écrivain. Le second vécut au XIXème siècle et était compositeur. Leur point commun : l’histoire de LA BELLE AU BOIS DORMANT. L’un a couché le récit sur papier ; l’autre l’a transformé en musique (1889) avant que le troisième ne s’en empare et mette le tout en images. Grand Commis de l’Etat, protégé de Colbert, auteur d’œuvres parodiques ou galantes, Charles Perrault doit sa renommée aux fameuses « Histoires ou contes du temps passé » publiées en 1697, parmi lesquelles figurent « la Belle au bois dormant ». L’œuvre symbolise sans doute l’engourdissement hivernal de la nature, ce qui inspira le ballet de Marius Petipa, mis en musique par Tchaïkovski, puis « la Pavane de la Belle au bois dormant » de Maurice Ravel en 1908 et le conte musical d’Ottorino Respighi en 1920. La courte narration de Perrault – l’histoire d’amour la plus romantique de la mythologie médiévale – devait faire l’objet d’un film d’1h15. Aussi a-t-il fallu à Disney et à ses scénaristes apporter une foule d’éléments nouveaux, et même changer sensiblement la trame du conte. A l’origine, la jeune princesse devait attendre 100 ans avant que le prince charmant ne déposât sur ses lèvres le baiser susceptible de la ramener à la vie. Walt Disney n’a pas été aussi patient. En abrégeant d’un siècle à quelques heures le sommeil de la belle princesse, il pouvait faire en sorte que la jeune fille et le prince se rencontrent auparavant et tombent amoureux, sans se douter qu’ils étaient promis l’un à l’autre depuis leur plus tendre enfance. Chez Perrault, la méchante fée portait le nom d’Uglyane ; il n’y avait pas de dragon, pas d’animaux confidents, encore  moins de cheval prénommé Samson. On y dénombrait 7 fées et le quiproquo dramatique n’existait pas. Afin de donner aux deux héros un caractère plus affirmé, les scénaristes des Studios imaginèrent de les épauler par 3 bonnes fées : Flora, Pimprenelle et Pâquerette.

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La musique de Tchaikovski

 

Walt Disney vouait une admiration sans borne à Tchaïkovski. De ce fait, il ne put concevoir son dessin animé sans l’accompagnement musical créé par le grand compositeur. Mais comme il était impensable de conserver l’intégralité de la partition, il demanda à George Bruns de recourir à une adaptation. Seul impératif : ne pas dénaturer les intentions de l’auteur. George Bruns partit alors en Allemagne pour enregistrer la version de l’orchestre philharmonique de Berlin. Après avoir maintes fois écouté et réécouté l’intégralité du ballet, étudié sa transcription note par note et travaillé en étroite collaboration avec les dessinateurs et les animateurs pour mieux saisir le climat de l’histoire et comprendre les états d’âme des personnages, il aboutit à une partition d’1h15. L’œuvre originale (ballet et musique) – présentée pour la première fois à St Petersbourg en 1890 – s’étalait sur 3h45. George Bruns en a donc conservé le tiers, auquel il a adjoint 5 chansons composées à partir des thèmes de la partition originale. Il a arrangé des transitions afin que les rythmes du ballet accompagnent en un accord parfait tous les mouvements d’animation du film. Au fil de l’histoire, les traits musicaux intensifient l’attrait émotionnel des scènes romantiques ou comiques, et accentuent la force de la séquence du combat entre le prince Philippe et un terrible dragon.

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Le saviez-vous ?

✤ Le style artistique du film est basé sur les enluminures des Très Riches Heures du Duc de Berry

✤ Le personnage d’Aurore s’inspire de l’élégante Audrey Hepburn

✤ Aurore est, après Dumbo qui ne parle pas du tout, le personnage principal qui parle le moins dans un « Grand Classique » Disney

✤ Les biscuits que les trois fées mangent lors du thé au début du film sont en forme de tête de Mickey

✤ Un lanceur de flamme a été employé pour créer l’effet du souffle de feu du dragon pour la scène d’affrontement finale, extrait de films de formation fournis par l’armée des Etats-Unis

✤ Quand Aurore rencontre Philippe pour la première fois alors qu’ils sont enfants, ce dernier est blond alors qu’il est brun une fois devenu adulte

✤ Maléfique, équipée de sa canne magique et assistée de son corbeau, a servi de modèle pour Jafar, muni de sa baguette serpent et secondé par son perroquet, dans ALADDIN

 

 

 

Charles PERRAULT

(auteur)

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Charles Perrault (1628-1703) a commencé comme premier commis avant de devenir contrôleur général de la surintendance des Bâtiments puis Académicien. Il travaille avec Colbert pour organiser dans l’art et la littérature le système de la Monarchie Absolue de droit divin. Malgré des oeuvres philosophiques tout à fait reconnues, Perrault trouve sa véritable place dans la littérature avec LES HISTOIRES OU CONTES DU TEMPS PASSE (1697) dont « La Belle au bois dormant » fait partie. Parmi les autres contes qui ont fait sa popularité auprès de nombreuses générations d’adultes et d’enfants – et qui font tous partie de cet ouvrage – figurent entre autres « Le petit chaperon rouge », « Barbe-bleue », « Le chat botté », « Cendrillon ou la pantoufle de verre », « Le petit poucet », « Riquet à la Houppe… ». Il est également l’auteur des « Contes de ma mère l’Oye » et de « Peau d’âne ».

 

Piotr Ilitch TCHAIKOVSKI

(compositeur)

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Compositeur russe (1840-1893), Tchaikovski étudie le piano en amateur et se destine à une carrière juridique. Il suit les cours d’orchestration d’Anton Rubinstein et devient professeur d’harmonie au conservatoire de Moscou. Déséquilibré nerveusement, tiraillé dans sa vie affective, il est la proie de dépressions. A partir de 1878, il se consacre à la composition et se produit comme chef d’orchestre quelques années après. Il compose le ballet « La Belle au bois dormant » en 1890 avant de décéder du choléra 3 ans plus tard. Parmi les autres œuvres majeures de sa carrière, on retiendra deux autres ballets : « Le lac des cygnes » d’une part, mais aussi et surtout « Casse-noisette », joué régulièrement outre Atlantique en période de fin d’année. Tchaïkovski a également composé 10 opéras, dont « Eugene Oneguine » et « La dame de pique », mais aussi des suites, des symphonies et de nombreux concertos.

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