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Super Mario Maker (Le test)

Super Mario Maker, l’atelier créatif de Nintendo.

Bien plus qu’un simple jeu Mario : dans cet opus, vous avez la possibilité de créer de toutes pièces vos niveaux et de les partager avec la communauté.

Sorti il y a trente ans, Mario a bien grandi, comme le disait la publicité de New Super Mario Bros sur DS il y a quelques années, et les joueurs aussi. C’est toujours avec un grand plaisir qu’on retrouve notre plombier préféré. Tout le monde ou presque, en entendant ces quelques notes, sait reconnaître Mario Bros, même s’il n’y a jamais joué. Au Japon, Mario est plus connu que Mickey qui, de par sa date de sortie, pourrait être considéré comme son grand-père.

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Dans Super Mario Maker, vous pouvez soit jouer, soit créer selon votre humeur. Pour le jeu, vous avez plusieurs options. Vous pouvez essayer « le défi des 10 Mario » qui vous octroie 10 vies afin de finir huit niveaux, tous créés par Nintendo. À chaque réussite, vous obtenez un bonus création. Vous avez également le stage disponible dans l’éditeur de niveaux, ce qui vous permettra de l’étudier pour élaborer de très beaux niveaux.

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Vous pouvez également choisir « Le défi des 100 Mario ». Vous avez alors 100 vies pour réussir 8 stages en mode facile. Tous les stages ont été créés par la communauté. Si vous trouvez qu’un stage est trop ardu, pressez simplement la touche moins pendant deux à trois secondes pour passer à un autre sans perdre de vie. Le huitième stage est toujours un niveau « château de Bowser ». Quand vous aurez fini le mode facile, vous pourrez essayer le mode normal avec ses seize stages, ce qui débloquera le mode difficile. Un petit cadeau à chaque réussite vous sera accordé.

L’autre façon de jouer est de choisir un stage, soit en entrant son code directement, soit en choisissant selon certains critères. Vous pouvez également choisir par créateur de stage selon les mêmes critères. Notez qu’à l’heure où j’écris ces lignes, c’est toujours un français qui est au top mondial. Les auteurs que vous apprécierez, vous pourrez les mettre dans vos favoris en cliquant sur le cœur, ce qui vous permettra de les retrouver plus facilement.

Pour chaque stage essayé, vous avez la possibilité de récompenser l’auteur en lui attribuant une étoile, et ceci, que vous ayez réussi à le finir ou non. Vous pouvez également lui laisser un message qui sera publié sur le Miiverse. Vous pouvez avoir une idée du stage avant de l’essayer avec son nom, son aperçu, sa vignette créée par le créateur du stage, mais également imaginer la difficulté de ce dernier avec le nombre de réussites par rapport au nombre de tentatives. Par exemple, un stage réussi 5 fois pour 500 tentatives sera probablement plus difficile qu’un stage réussi 20 fois pour 50 tentatives. D’ailleurs, un pourcentage vous aide à y voir plus clair. D’autre part, vous pouvez voir également le nombre de personnes qui ont essayé le stage, le nombre de réussites ainsi que le nombre d’étoiles reçues. Il est même possible de voir qui a tenté les stages. En cliquant sur ces joueurs, vous accédez à leurs stages (s’ils en ont créé) et de tester leurs œuvres. À l’heure actuelle, le cap du million de stages créés a été dépassé depuis quelque temps déjà. Ce qui vous donne des centaines d’heures de jeu en perspective.

La création de stages.

 

Vous avez, au fur et à mesure du temps, de plus en plus d’options de création. Un camion vous en apportera selon certaines conditions. Vous avez (Attention, SPOIL) quatre environnements à votre disposition. Le premier Super Mario qui nous vient de la N.E.S., ainsi que Super Mario 3. Vous pouvez également choisir l’univers de Super Mario World venant, lui, de la super Nintendo, ou bien New Super Mario Bros U qui, comme son nom l’indique, vient de l’univers de la Wii U. Chaque univers vous donne des graphismes différents, bien entendu, mais aussi des spécificités sur lesquelles nous reviendrons plus tard.

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Dans chacun des univers, vous avez plusieurs environnements possibles, qui sont au nombre de six. Vous avez par exemple le monde en plein air, les cavernes ou les donjons de Bowser.

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Les options de création de stages sont presque infinies. Vous pouvez par exemple choisir la taille du stage avec sa largeur, mais aussi sa hauteur. Vous avez le droit à deux univers (environnements) par stage. Pour passer de l’un à l’autre, vous avez le fameux tuyau. Il est possible de prendre deux fois le même.

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Les « objets » pour créer vos stages se divisent en plusieurs catégories. Vous avez, par exemple, les ennemis, les bonus ou les plates formes. Sur les monstres, vous avez la possibilité, grâce aux champignons, de les faire grandir, comme quand vous jouez Mario. Vous pouvez les affubler d’une paire d’ailes, par exemple. Si vous secouez certains monstres, vous aurez des monstres alternatifs. Bowser par exemple deviendra Bowser Junior. Les items bonus sont comme la plupart des monstres, ils peuvent se trouver dans des blocs que le joueur pourra découvrir selon son envie, ou les subir comme dans des canons par exemple. Les « plates-formes » sont, pour la plupart, disponibles en deux « versions », certaines sont secouables. Une plate-forme avec des crânes blancs qui, normalement, s’écroule au bout de quelques secondes, pourra devenir bleue, aller plus vite et ne disparaîtra pas.

Dernière chose, et non des moindres. Vous pouvez sonoriser vos stages avec des bruitages. Bien entendu, chacun d’eux peut être secoué pour en obtenir un autre. Vous avez également la possibilité d’enregistrer votre propre bruitage. Néanmoins, cette option n’est disponible qu’en local, Nintendo étant conscient de la possibilité de choquer les gens.

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Plusieurs types de stages fleurissent sur la toile. La catégorie qui rencontre le plus de succès est le stage dit automatique. Il consiste plus à regarder une démo technique qu’à un niveau où l’on peut jouer. C’est souvent très impressionnant et distractif, mais pas du tout interactif. Ces stages sont très longs à réaliser s’ils veulent être intéressants à regarder. Ensuite viennent les stages dits musicaux. Souvent automatiques pour garder le rythme, ils vous jouent une musique avec l’aide des blocs musicaux secoués. Ces derniers jouent une note comme sur une partition et selon l’objet avec qui ils sont en contact, la note sera différente. Vous avez les stages de type « die and retry », ce qui veut dire que vous ne savez pas à quoi vous attendre et qu’il vous faudra probablement mourir pour savoir quoi faire et réessayer jusqu’au prochain obstacle. En gros, il faut connaître le stage par cœur pour y arriver. Ce sont des stages souvent très difficiles. Il existe des plus difficiles : les « Kaizo » (改造) réservés à une élite, tellement la difficulté est importante. Pour finir, il y a les meilleurs : les stages « Nintendo like ». Ce sont les stages qui « copient » la façon qu’a Nintendo pour réaliser ses stages. C’est à dire le plus souvent deux passages possibles. Un pour les plus novices et un pour les joueurs plus aguerris ou speedrunners (personnes qui finissent les stages le plus vite possible). Des débuts de stages peu punitifs, et s’ils le sont, des bonus tels les champignons peuvent éviter la mort du personnage. Bref, un juste équilibre dans la difficulté.

Si je devais vous conseiller sur la façon de réaliser un stage, voici ce que je vous dirai.

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Réaliser un stage plaisant à jouer. Ni trop difficile, ni trop facile. Pensez en tant que joueur et demandez-vous si vous jouiriez à ce stage si ce n’était pas vous qui l’aviez réalisé. Est-ce qu’il est intuitif ? Évitez les pièges imprévisibles. Par exemple, une porte ou un tuyau qui mène à la mort du personnage sans indication de danger. Évitez les sauts hors champ (saut où on ne sait pas où aller et de risquer la mort du personnage). Si vous devez faire un saut hors champ, guidez votre joueur avec des pièces, par exemple. Incitez-le à prendre tel ou tel chemin avec ces fameuses pièces. Laissez également des temps de pause entre deux difficultés. Il n’est pas facile de rester hyper concentré plus de quelques secondes. Gardez un rythme et évitez de laisser votre joueur sans aucune indication. En cas de scrolling automatique, ne laissez pas votre joueur ne rien avoir à faire pendant plus de cinq secondes de peur qu’il ne s’ennuie. Évitez de surcharger d’informations visuelles ou sonores votre joueur. Les choses les plus simples sont les meilleures. Pensez à laisser des vies pour les joueurs qui vont découvrir votre stage par le biais du « défi des 100 Mario ».

Suivis

Le plus important c’est que vous preniez autant de plaisir à réaliser votre stage que votre joueur en aura à y jouer.

Je suis actuellement en train de tourner des vidéos tuto pour bien comprendre l’interface et les nombreuses possibilités de ce jeu. Vous pouvez également retrouver sur mes chaînes Youtube et Dailymotion mes stages résolus en vidéo (si vous êtes bloqués sur les stages difficiles).

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce qui vous plaît ou déplaît dans Super Mario Maker, pourquoi vous l’avez acheté ou si vous comptez le faire. Je vous dis à très vite pour d’autres tests.

Megavolt


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