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Le Temps d’un Crépuscule : chapitre 53

Link tenait la main de Vernarte. Celui-ci leva les yeux vers le jeune homme. La vie semblait commencer à le quitter.

« Accorde-moi ton pardon avant…
— Non, tu ne vas pas mourir. Accroche-toi !
— C’est… trop tard ! »

Le Héros du Crépuscule poussa un cri. Les membres de l’équipe de sauvetage étaient en train de vaincre les derniers résistants. Moï se précipita vers son élève et examina la blessure du général. Se tournant vers Link, il secoua la tête.

« Nous ne pouvons plus rien pour lui.
— Non, il ne doit pas…
— Tu… feras… un très bon roi », articula Vernarte en serrant la main du jeune homme.

Puis, ses yeux se posèrent sur celui qu’il avait voulu protéger et se fixèrent à jamais. Moï lui ferma les paupières. Les autres se rapprochèrent dans un silence absolu. Seuls les sanglots de Link se faisaient entendre.

« Je n’ai rien à te pardonner. Tout est de ma faute… »

Lafrel s’approcha de lui et tenta de lui faire lâcher la main du général, mais Link était en état de choc et ne voulait pas l’abandonner. Corentin fut forcé d’intervenir. Le temps leur était compté : ils ne devaient pas rester là. Le roi de Tradan pouvait revenir d’un instant à l’autre.

Moï prit Link dans ses bras et quitta le camp suivi des autres sauveteurs. Il se rappelait les nombreuses fois où il avait dû ramener son élève de cette façon après une séance d’entrainement un peu longue. À l’âge de dix ans, le jeune garçon présentait déjà une réelle aptitude au maniement des armes et avait désiré recevoir une formation.

Le Toalien avait commencé à lui prodiguer des leçons qui se terminaient tard. L’apprenti refusait en effet d’arrêter l’exercice avant d’avoir maîtrisé le coup et s’endormait pendant que son professeur rassemblait leurs affaires. Ce dernier était donc obligé de le porter pour le mettre au lit.

La capacité de l’enfant à retenir les techniques enseignées l’avait toujours enthousiasmé. Très souvent après l’avoir couché, il l’entendait chuchoter dans son sommeil, comme si son instruction se déroulait jusque dans ses rêves.

Mais les mots qu’il prononçait aujourd’hui étaient bien différents de ceux de cette époque. Dans les bras de son mentor, Link s’était accroché à son vêtement en murmurant que tout était de sa faute, avant de sombrer dans l’inconscience. Le groupe marcha rapidement pour rejoindre l’endroit où ils avaient caché leurs chevaux.

Lorsqu’ils furent suffisamment loin du camp de Ganondorf, Moï examina son élève minutieusement.

« Nous devons le ramener au château dans les plus brefs délais. Il a besoin de soins de toute urgence. Corentin, tu es rapide et suffisamment fort pour le défendre en cas de besoin. Peux-tu t’en charger ?
— Oui, j’allais me proposer. Je l’ai traité d’une manière assez dure la dernière fois. Je veux me racheter. Je comprends mieux ce qu’il ressent.
— Tu devras le ramener directement au château et remettre cette lettre au garde. Vous serez emmenés directement chez la princesse.
— Que dois-je faire s’il se réveille pendant le trajet ? Ou si je rencontre des ennemis ? Je ne pourrais pas me battre et le maintenir sur la selle. »

L’objection soulevée fut prise très au sérieux. Ils devaient tenir compte du fait que Link était inconscient et pouvait tomber de cheval en cas de poursuite ou de combat. De plus, personne ne savait comment il réagirait à son réveil.

Après en avoir discuté pendant une vingtaine de minutes, ils décidèrent d’attacher le jeune homme sur sa monture pour sa propre sécurité. Ainsi, Corentin serait sûr de ne pas le perdre en route.

Il s’éloigna au moment où la fuite de Link était découverte dans le camp de Ganondorf. Quand celui-ci remarqua le désastre qui s’était déroulé en son absence, le roi de Tradan entra dans une colère noire.

Un cri résonna dans le désert. Il fut entendu par les membres du groupe de sauvetage qui devinèrent que des soldats avaient été lancés à leur trousse. Ils partirent dans des directions différentes afin de diviser les troupes ennemies.

L’après-midi était déjà bien entamée quand Corentin laissa son cheval devant les portes de la citadelle. Il détacha Link, toujours inconscient, et le transporta vers le palais. Le garde lut le papier que lui tendit le jeune homme et l’accompagna à l’intérieur où un majordome s’occupa de lui.

« Vous pouvez laisser votre ami, ici. Je vous mène directement à la princesse.
— Je ne peux le quitter des yeux. Je ne sais pas comment il réagira à son réveil.
— Nous n’en avons que pour quelques minutes. »

Devant l’insistance du serviteur, Corentin coucha Link sur une banquette et le suivit. Il fut introduit dans un petit salon où Zelda se reposait. Reconnaissant son visiteur, elle congédia le domestique et se précipita vers le nouveau venu.

« Où est-il ?
— En bas, votre majordome a refusé que je monte avec lui. Son état est inquiétant : il est inconscient.
— Je vais faire prévenir mon médecin. Emmenez-moi à lui.
— J’ignore quelle sera sa réaction à son réveil. Il a vécu des moments difficiles et… »

Corentin raconta le détail de l’aventure à la princesse puis ils descendirent. Mais une désagréable surprise les attendait : Link avait disparu. Il s’était réveillé et, pris de panique, s’était enfui par la porte restée ouverte, en direction des jardins.

Zelda fit appeler sa Garde Rapprochée et leur donna pour mission de retrouver le Héros du Crépuscule. Ses soldats d’élite seraient sûrement capables de l’apaiser et de le ramener à l’intérieur du palais.

* * *

À son réveil, Link observa autour de lui. Un individu était en train de descendre l’escalier et s’avançait vers lui. Pris d’une peur subite, le jeune homme se leva d’un bond et courut vers la porte qu’il franchit aussitôt, sous le regard du majordome qui le laissa faire. À l’extérieur, Link vit que la grille donnant sur la ville était gardée par des soldats. Il décida donc de tenter sa chance par un autre chemin et se dirigea vers la droite.

Le Héros du Crépuscule n’avait fait que quelques pas avant d’entendre des voix s’approcher de lui. Il se plaçait derrière une haie afin d’y attendre que la route soit de nouveau libre. Link se précipita dans le sentier que les sentinelles venaient de quitter et continua son trajet.

Il traversa une cour en se dissimulant dans des buissons et en cherchant un passage par lequel une fuite serait possible. Au moindre bruit, le jeune homme se cachait derrière un renfoncement ou un feuillage. Il se retrouva face à une ouverture, l’emprunta et entra dans un immense jardin rempli de parterres de fleurs. Link longea les murs en essayant de trouver un endroit à escalader.

Il avait parcouru la moitié du parc quand deux gardes apparurent. Ceux-ci remarquèrent un étranger suspect avec une chemise déchirée et couverte de sang qui se mit à courir en les apercevant. Croyant qu’un prisonnier avait réussi à s’évader, ils le poursuivirent.

Le Héros du Crépuscule ressentait encore des douleurs suite aux mauvais traitements reçus et éprouvait des difficultés à avancer. Il fut rapidement acculé à une paroi et se recroquevilla dans un coin, pris de panique. Au moment où les soldats voulurent se saisir de lui, il se défendit en donnant des coups à ses deux adversaires. Link fut néanmoins maîtrisé et emmené dans les geôles du palais.

* * *

Pendant ce temps, les recherches s’organisèrent. Les membres de l’unité d’élite se séparèrent afin de fouiller chaque partie du château et des jardins. C’est en interrogeant les deux soldats qui surveillaient les alentours du palais qu’ils apprirent l’arrestation d’un vagabond.

Sachant cela, Zelda se précipita dans les cachots où Link avait été enfermé par erreur. Il s’était réfugié dans un coin de la pièce lorsque la princesse était arrivée. Elle entra et s’approcha du jeune homme en lui parlant doucement. Zelda le regardait les larmes aux yeux. Il semblait en proie à la panique la plus totale.

Le médecin que Zelda avait appelé pénétra à son tour. Dans la cellule. Il reconnut immédiatement le blessé.

« Que lui est-il arrivé, demanda le docteur en s’approchant de lui.
— Il a été torturé et a assisté à la mort du général Vernarte qui a donné sa vie pour lui.
— Je vois. Maintenez-le aussi immobile que possible pour que je puisse lui faire prendre ce calmant. »

Le praticien s’approcha du blessé et le força à avaler un comprimé. Voyant que ses tentatives de résistance se révélaient inefficaces, Link abandonna la lutte. Il ingéra la capsule et se laissa emmener.

Ensuite, le Héros du Crépuscule fut installé dans une des chambres du palais. La somnolence le gagnait tout doucement. Profitant de son calme, le médecin voulut examiner son dos et lui retira sa chemise.

Croyant que les tortures allaient recommencer, Link se releva d’un bond et se réfugia dans un coin. Le docteur conseilla de ne pas le brusquer, ajoutant qu’il finirait par s’endormir sous l’effet du médicament. Au bout de plusieurs minutes, le jeune homme avait sombré dans l’inconscience.

À son réveil le lendemain matin, Link ne pouvait pas bouger. Ses bras et ses jambes étaient enserrés dans des sangles qui le retenaient au lit. Il était couché sur le ventre et des bandages recouvraient son torse. Des pansements avaient également été posés sur ses poignets et ses chevilles.

Le Héros du Crépuscule se contorsionna pour essayer de se dégager. La panique s’emparait de lui. Le voyant s’agiter, la princesse qui avait passé la nuit à le veiller se leva et s’approcha.

Elle s’assit à ses côtés et commença à lui caresser les cheveux en lui parlant doucement pour l’apaiser. Il tourna la tête et reconnut Zelda.

« Pourquoi suis-je attaché ?
— Pour ta propre sécurité ! Tu n’étais pas dans ton état normal quand Corentin t’a ramené. »

Le Héros du Crépuscule regarda la jeune femme et remarqua que ses yeux avaient rougi. Elle avait dû se faire beaucoup de soucis pour lui. Les souvenirs lui revinrent en mémoire rapidement : le combat dans la salle du trône qui lui avait valu une blessure à l’épaule et un séjour douloureux dans le camp de Ganondorf, la fuite avec ses amis et son retour au palais.

« Peux-tu me détacher, s’il te plait ?
— Je voudrais que mon médecin personnel t’examine avant.
— Pourquoi, demanda-t-il en recommençant à s’agiter. Tu n’as pas le droit de me faire ça.
— Je veux être sûre que tu ailles bien. Depuis ton retour, tes réactions sont imprévisibles. »

La princesse se leva et demanda à un des gardes présents d’aller quérir le docteur. Celui-ci arriva rapidement et examina Link avec attention.

« Comment vous sentez-vous ?
— Engourdi et mon dos me fait souffrir.
— Je comprends. Je vais vous détacher, mais vous devez me promettre de ne pas vous lever. Vous êtes encore extrêmement faible. Vous devez vous reposer.
— Je désire juste me positionner autrement et être libre de mes mouvements, s’il vous plait. »

Le médecin retira les sangles et Link put s’asseoir dans le lit. Le docteur en profita pour examiner ses différentes blessures, après avoir donné un anti douleurs à son patient. Les plaies avaient commencé leur cicatrisation. Il appliqua une crème régénérante et recouvrit le tout.

« Maintenant, du repos. C’est tout ce dont vous avez besoin.
— Quand pourrais-je reprendre l’entraînement ?
— Pas avant plusieurs jours. Vous ne disposez pas des forces nécessaires. »

Zelda le regardait d’un air réprobateur.

« Tu viens juste d’être sauvé et tu veux déjà te précipiter dans un autre combat.
— Penses-tu que Ganondorf va renoncer à son plan concernant Hyrule, lui demanda-t-il. J’ai perdu certains de mes réflexes et un peu d’exercice ne me ferait pas de mal.
— Il est reparti pour son royaume !
— C’est une ruse. Il ne me laissera jamais tranquille et toi non plus. Maintenant que le livre est entre ses mains, nous devons nous attendre au pire.
— Il ne l’a pas !
— Quoi ?
— L’équipe qui t’a délivré était également chargée de récupérer l’objet.
— Mais vous n’aviez pas la clé du coffre.
— Inutile, intervint une voix. J’avais caché l’ouvrage à proximité du coffre, pas dedans. Je leur avais indiqué l’emplacement exact. »

Link leva la tête et reconnut celui qui venait d’entrer dans la chambre.

« Mithran !
— Votre Altesse, le dernier membre de l’équipe de sauvetage vient de rentrer sain et sauf. Il a dû passer par les montagnes pour éviter une troupe de soldats qui était à ses trousses.
— Merci !
— Attends, comment as-tu fait ? »

Le jeune homme interrogea la princesse qui lui donna son accord pour les explications. Il prit une chaise et s’assit près du lit de Link.

« Pose tes questions, j’y répondrais du mieux que je pourrai.
— Qui es-tu ?
— Tu connais mon nom. C’est la seule chose que m’ont laissée mes parents. Je vivais dans les rues de la citadelle qui jouxte le palais de Tradan. Un jour, que je dus de nouveau me défendre contre une bande de voyous, je fus repéré par le roi en personne qui me prit sous son aile et me donna une éducation. Il m’a adopté et désirait que je lui succède.
— Pourquoi l’as-tu trahi ?
— J’ai un cœur, moi. Contrairement à lui, je ne pouvais pas supporter de voir tous ces hommes souffrir par sa faute. Un jour, tu es arrivé ! Il t’a décrit comme un monstre qui méritait le châtiment qui lui était réservé. Pourtant, tu as tenté de sauver le résistant Roven, alors que tu n’avais aucune chance. Et tu l’as payé cher. J’avais également écouté votre conversation : tu lui as promis de l’aider. Pourtant, ta situation était pire que la sienne. Je me suis donc renseigné sur toi.
— Et qu’as-tu découvert ?
— Tous tes exploits ! J’ai appris aussi que tu étais porté disparu dans ton royaume, mais je ne pouvais pas agir ouvertement. Mon père aurait trouvé étrange que je quitte le pays pour me rendre en Hyrule. »

Le Héros du Crépuscule posa son regard sur son interlocuteur.

« Comment as-tu pu te renseigner sur moi sans quitter ton pays ?
— J’interrogeais les voyageurs ivres. L’alcool leur faisait oublier qu’ils m’avaient parlé.
— Explique-moi ce qu’il comptait faire de moi !
— Mon père possédait un livre que j’ai eu l’occasion de parcourir. Il y était fait mention de la pyronite. Cette pierre pouvait être associée à deux produits : celui utilisé sur toi et celui employé avec Vernarte.
— Nous n’avons donc pas eu droit au même traitement ?
— Non, le premier produit retire le libre arbitre, mais le second fait ressortir la cruauté de la personne qui le boit. C’est le sort que tes ennemis te réservaient, mais pour cela, ils devaient se débarrasser de ton fragment de Triforce.
— Avec un pouvoir ancien, j’imagine, la… »

Il ne put terminer sa phrase. Mithran avait repris la parole.

« Oui, la Darkforce ! Elle devait anéantir ta protection. Je ne savais pas quoi faire pour te secourir et le temps m’était compté.
— Ash m’a appris que vous m’aviez sauvé de justesse.
— Oui, à quelques jours près, nous n’avions plus aucune chance de te venir en aide. Ton Courage était en train de disparaître. Ils n’attendaient que ce moment pour te faire boire la potion. Si tu étais resté là-bas, tu serais devenu comme Vernarte et tu aurais provoqué la chute de ton royaume.
— Que se serait-il passé ?
— Tu te serais attaqué à tes amis sans état d’âme. Pourtant, ta conscience serait restée intacte. Tu aurais assisté à tous tes méfaits. Cela a été le cas pour Vernarte.
— Comment le sais-tu ?
— J’ai tout appris dans le livre. Ces potions sont dangereuses. Par contre, j’ignorais comment arrêter le processus qui t’affaiblissait. Comment as-tu fait pour que ta marque retrouve sa couleur normale ?
— C’est grâce à l’Epée de Légende : elle a pu retirer le pouvoir qui détruisait la Triforce.
— J’ignorais comment te protéger. Un jour, j’ai entendu ton amie poser des questions sur toi. Je l’ai suivie. Au moment de son départ, je l’ai abordée et nous avons préparé ton évasion. Malheureusement, Ash a été capturée pendant qu’elle te ramenait chez toi et ignorait si tu avais pu t’en sortir. Tu connais la suite. »

Link se tut un instant, en repensant aux événements qu’Ash lui avait racontés.

« Pourquoi t’es-tu dénoncé, demanda-t-il après un instant de réflexion.
— J’avais prévu de le faire depuis longtemps. Ta capture a précipité les choses. Je savais que tu ne voulais pas me compromettre et je voulais qu’il arrête de vous faire du mal. J’étais prêt à quitter le camp de toute façon. Je suis venu au palais et j’ai raconté toute mon histoire. Je n’avais rien pour prouver ma bonne foi, mais Zelda m’a fait confiance et nous avons mis un plan au point. Nous devions faire croire à mon père que le livre se trouvait dans le coffre en t’interrogeant sur la clé.
— On dirait qu’il est tombé dans le panneau !
— Le désert n’appartenant à aucun des deux royaumes, nous avons pu y mener une expédition de secours sans provoquer de scandale politique.
— Donc, vous saviez depuis le départ que vos chances d’obtenir ma libération étaient inexistantes.
— Oui, mais nous savions aussi que Ganondorf ferait tout pour récupérer Vernarte. Nous avions donc une chance de récupérer ton amie. Par contre, nous ignorions que le général était une de ses victimes lui aussi. Nous l’avons envoyé à la mort.
— Il m’a sauvé la vie !
— Et nous ne pourrons jamais l’en remercier », ajouta Zelda.

Le Héros du Crépuscule se tourna vers elle.

« Le livre, demanda-t-il soudain. Où est-il ?
— Entre nos mains, répondit-elle. C’est un ouvrage très dangereux !
— Il faudra peut-être envisager de le détruire ! »

Le silence retomba.

« Je vais vous laisser. Si tu désires savoir autre chose, je me ferai un plaisir de répondre à tes questions.
— Merci, pour tout. »

Mithran sourit et salua la princesse avant de sortir. Link le suivit des yeux. Au moment où le fils adoptif du roi de Tradan quittait la pièce, il aperçut une jeune femme inquiète qui semblait attendre dans le couloir : Iria. Au même moment, cette dernière leva la tête en direction de la chambre. Leurs regards se croisèrent un instant. Tous deux restèrent immobiles se fixant avec intensité jusqu’au moment où la porte se referma.

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