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Brian the lion (Amiga)

* Jeu testé par mes soins en 1991 dans Amiga Concept *

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Vous en avez rêvé, Psygnosis l’a fait. Vous désiriez un lion dans votre Amiga, c’est maintenant chose faite. Enfin un jeu qui vous fera rugir de plaisir !

Vous dirigez un jeune lion (qui, selon moi, ressemble un petit peu trop au petit Lion de la télévision qui précédait les pubs, il y a une quinzaine d’années sur la première chaîne). La mission est plus que banale : vous devez délivrer votre meilleur ami qui a été enlevé par Geeza. À première vue, vous vous demandez si vous êtes sur votre machine préférée ou bien sur la SNES de votre voisin. En effet, il est possible que la société Psygnosis ait voulu montrer que l’Amiga peut faire aussi bien que la SNES, sinon mieux. Effectivement, les rotations à trois cent soixante degrés, les zooms et les modes d’affichages sont les caractéristiques de vente de la console, alors que, sur Amiga, c’est tout à fait normal d’avoir un zoom en temps réel ou de faire de la rotation d’images. Le jeu en général dégage une bonne impression de lui-même : il est mignon à souhait et plaira plus à un jeune loustic qu’à un joueur expérimenté comme vous. La difficulté est assez bien dosée. L’animation est bonne et soignée. Pour vous donner un exemple, l’animation du sprite principal ne comporte pas moins de deux cent dix-huit poses. Le scrolling parallaxe à cinquante frames par seconde est fluide. Le nombre de niveaux est incroyable. Les stages de bonus sont très impressionnants.

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En effet, le décor donne l’impression d’être dans un tonneau. Brian (le lion) est bien détaillé à l’écran. Celui-ci est en effet habillé d’un caleçon. Vous avez trois pouvoirs. Le premier le Rugissement, ce qui a pour effet de détruire vos ennemis. Vous avez intérêt à faire attention, car, avec une voie pareille, vous risqueriez de rentrer en tête dans le top 50. Votre second pouvoir consiste à faire des bonds prodigieux, comme si vous étiez sur la lune ou comme si vous aviez un ressort sous chaque patte. C’est très pratique, mais attention à ne pas manquer la plate-forme. Le troisième et dernier pouvoir vous permet de vous déplacer à une vitesse incroyable. Avec l’adjonction du super saut et de la super vitesse, vous devenez le lion qui valait trois milliards. Le jeu est aussi rapide que Sonic et Mario. Le jeu comporte dix stages pour le niveau de la jungle, douze pour une section en ruines, 16 pour le nightmare, une pour la section volante et une pour la section natation. Ce qui fait une cinquantaine de niveaux avec pas moins de quatre-vingts adversaires différents.

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Durant sa course, Brian récolte des cristaux qui lui permettent d’acheter des options, comme les pouvoirs ci-dessus, mais aussi une vie supplémentaire. Voici quelques secrets et caractéristiques du jeu. Même s’il est bien coloré le jeu n’utilise généralement que seize couleurs, ce qui permet une plus vaste utilisation du copper, mais un dégradé en arrière-plan augmente le nombre de couleurs à cent quatre-vingt-deux. Pour le zoom du titre, il mappe l’image et zoom dessus à partir de la distance (comme sur la Super Nes). Le jeu contient cinquante musiques (une par stage). un virgule trois Megabytes de sons (musiques et bruitages compris). En ce qui concerne l’effet de tonneau, l’image a été mappée sur le cylindre en perspective. Dans le jeu, la rotation se fait à cinquante frames par seconde.

Brian the Lion

La vitesse de rotation est définie par le copper de l’Amiga. Dans le dernier niveau, vous passez d’un jeu de plates-formes à un shoot’em up, avec des scrollings parallaxes. L’un des avantages majeurs de ce jeu réside dans sa jouabilité et dans sa rapidité. Un reproche que je tiens à préciser tout de même et qui se renouvelle dans pas mal de jeux de plates-formes, c’est que, lorsque vous vous faites toucher, le personnage fait un saut en arrière. C’est très ennuyeux, surtout quand vous venez de sauter un obstacle (un trou, par exemple) et qu’un ennemi vous touche. Là, vous perdez une vie. Je trouve aussi dommage que le lion ne possède pas plus de coups spéciaux. Les bornes de sauvegarde sont bien placées et c’est une très bonne idée d’y avoir pensé. En effet, il n’y a rien de plus énervant qu’un jeu où vous devez repartir depuis le début du niveau quand vous perdez une vie (surtout quand vous tombez à cause d’un ennemi). Ce jeu figure parmi les moins bons de Psygnosis, car cet éditeur nous avait habitués à de meilleures réalisations sur Amiga. Mais ce qui peut paraître comme un jeu médiocre pour Psygnosis serait considéré comme un titre excellent chez un autre éditeur.

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